La capoeira est un art martial où la gente féminine est fortement représentée.

Cela n’a pas toujours été le cas. Historiquement dominé par les hommes, les femmes ont réussi à s’imposer et continuent de le faire grâce à leur force et à leur volonté. De nos jours, les femmes sont très présentes dans les cours et les rodas de capoeira.

De plus en plus de femmes ont aujourd’hui le titre de « Mestra » de capoeira, en voici quelques exemples et modèles :

Mestra Cristina (Senzala – Paris)

Mestra Novinha (GCB – Paris)

Mestra Gêge (FICA)

Mestra Francesinha (GCB – Niteroi)

Mestra Cigarra (ABADA – San Francisco)

Mestra Jo (GCB – Hong Kong)

Mestra Dini (CDO – Israel)

Mestra Ursula (Guaiamuns – Paris)

Mestra Noa (CDO)

Un peu de lecture

Extrait du livre « La capoeira dévoilée » de Benjamin Golmard (Mestre Bem-te-vi)

 

La capoeira, un art martial d’essence féminine

Avant de pousser des hauts cris messieurs, permettez-moi de préciser quelque peu mon propos : la pensée dualiste qui permet de manière universelle de mettre en relation entre eux tous les éléments constitutifs de notre environnement (personnes, objets, mais aussi idées, symboles…) a cours également en Orient, qui utilise notamment la symbolique taoiste du yin et du yang pour mettre en évidence l’aspect duel de tout ce qui est.

« Sans ce que je ne suis pas, ce que je suis n’est pas. »

Autrement dit, tout chose n’existe que par son contraire, ainsi que tout ce qui trouve entre ces deux polarités. […]

Pour prendre un exemple, le chaud n’existe qu’en relation avec le froid, et ces deux extrêmes contiennent entre eux toutes ses innombrables nuances. Même l’esprit le plus simple peut saisir que s’il n’existait qu’une température invariable pour toute chose, les concepts mêmes de « chaud » et de « froid » n’auraient jamais vu le jour, puisqu’ils n’auraient pas lieu d’être. […]

En quoi tout cela concerne-t-il la capoeira me direz-vous ?

Et bien, si l’on considère (à raison) la capoeira comme un art martial, il est intéressant de savoir que les orientaux ont coutume de classer ceux-ci en deux catégories distinctes : les arts martiaux « durs », à dominante yang, et les arts martiaux « souples », à dominante yin.
A titre de rappel, ou d’information pour ceux qui n’ont jamais eu de contact avec les philosophies et modes de pensée orientaux, voici un bref récapitulatif, non exhaustif bien entendu, des concepts rattachés au yin et au yang.

Yang : le masculin, le positif, le jour, l’action, le soleil, le blanc, la lumière, l’expression, la droite…

Yin : le féminin, le négatif, la nuit, la réflexion, la lune, l’obscurité, le noir, l’introspection, la courbe…

Et l’on pourrait continuer encore longtemps cette liste, même si mon propos ici est de vous faire prendre conscience de la dominante yin de la capoeira en tant qu’art martial.